Mais où es-tu donc parti l’oiseau ? Bien sûr, je t’ai laissé sortir de la cage. Et si tu ne savais plus voler ? Et si tu te faisais dévorer ? Peut-être as-tu été te poser sur l’épaule de Roseline, Ou sur celle de Micheline ? Comment savoir si tu es heureux ? Pourquoi en faire un poème pour le voir sous un jour insidieux ? Où es-tu petit oiseau que j’aime ?
Michèle
Solitude apparente, remplie de mots, de rêves, de sentiments, de richesses non exprimées, prêtes à éclore et que le calme, la réflexion nourrissent abondamment, pour exploser comme un feu d’artifice au milieu de la nuit.
Merci Monsieur Prévert pour cette réflexion, proche de la méditation.
Roseline
Puisque c’est la photographie de Jacques Prévert, il est presque certain q’il est entrain déjà de faire l’inventaire dont on a fait une chanson par la suite .Il a tous les éléments pour : une table, un verre, des arbres, un chien qui cherche aussi à ce qu’il pourrait ajouter à la liste.
Mais en le regardant, je pense, vu cette attitude qui parait lourde d’interrogation, pensée triste à ce qu’il semble, qu’il essaie de noyer dans un verre d’eau …ou peut être d’alcool.
Colette
A quoi pensez vous Monsieur l’inconnu ?
Je n’ose vous aborder et pourtant je vous retrouve régulièrement dans ce beau jardin du Luxembourg, propice aux cris des enfants, aux chants des oiseaux, aux promeneurs mais aussi aux Parisiens pressés de le traverser.
Vous semblez méditer, votre fidèle compagnon à vos pieds et votre habituel verre à vos côtés.
Pensez vous à votre jeunesse, à la fuite du temps, à vos amis disparus, au prochain ouvrage que vous lirez ou tout simplement attendez vous votre petite fille qui tarde à vous rejoindre.
Malgré ma curiosité je ne le saurais pas car je reprends le chemin du lycée avant que rien ne se passe jamais.
Micheline
Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir imaginer aujourd’hui, pour écrire le dernier poème de mon futur livre ? J’ai déjà écrit sur l’homme qui a faim. « Elle est terrible la tête de l’homme quand il se regarde à trois heures du matin dans la vitrine du magasin. Elle est terrible la tête de l’homme qui a faim ! ».Je ne vais tout de même pas écrire sur l’homme qui a soif ! Avec mon verre de vin, je vais passer pour un ivrogne. Mais comment faire un poème qui tienne la route ? Finalement, je vais écrire autre chose, de plus élevé. Quelque chose sur Dieu par exemple. « Dieu qui êtes aux cieux restez-y et nous nous resterons sur la terre qui est quelque fois si jolie ! ». Et voilà comment aurait pu naitre ce joli poème !!!
Alain
jeudi 20 janvier 2011
Une ampoule
Un homme illuminé se balade dans mon quartier
Il est couvert de la tête aux pieds
Avec des ampoules bien astiquées
Quand on lui demande pourquoi
Ce déguisement toute en lumière
Il se fâche et éteint tout
(Il est vraiment bien trop fier)
« Bouboule l’Ampoule » habite dans mon quartier
Il a gagné ce joli sobriquet
Non pas parce qu’il est petit et bien enveloppé
Mais parce qu’il arbore toujours un large sourire illuminé
Qu’il donne gratuitement aux enfants et aux personnes âgées
Et voilà, ma petite histoire est terminée
Martha
Au secours, Gil, mon ampoule a sauté !
Ayant mal entendu, il me dit :
- Pourquoi n’as-tu pas changé de chaussures ?
- Mais non, pas celle de mon pied, celle de mon plafond !
- Ah, parce que tu as une ampoule au plafond, je croyais que c’était une araignée !
Quelle incompréhension entre nous !
Alors que je parlais de lumière, il me parlait de choses au ras du sol.
Il se décida à venir voir ce qui se passait. Bien sûr, j’étais dans le noir.
Il procéda à la réparation, et je m’aperçus qu’il m’avait apporté une paire de chaussons.
Colette
Il est couvert de la tête aux pieds
Avec des ampoules bien astiquées
Quand on lui demande pourquoi
Ce déguisement toute en lumière
Il se fâche et éteint tout
(Il est vraiment bien trop fier)
« Bouboule l’Ampoule » habite dans mon quartier
Il a gagné ce joli sobriquet
Non pas parce qu’il est petit et bien enveloppé
Mais parce qu’il arbore toujours un large sourire illuminé
Qu’il donne gratuitement aux enfants et aux personnes âgées
Et voilà, ma petite histoire est terminée
Martha
Au secours, Gil, mon ampoule a sauté !
Ayant mal entendu, il me dit :
- Pourquoi n’as-tu pas changé de chaussures ?
- Mais non, pas celle de mon pied, celle de mon plafond !
- Ah, parce que tu as une ampoule au plafond, je croyais que c’était une araignée !
Quelle incompréhension entre nous !
Alors que je parlais de lumière, il me parlait de choses au ras du sol.
Il se décida à venir voir ce qui se passait. Bien sûr, j’étais dans le noir.
Il procéda à la réparation, et je m’aperçus qu’il m’avait apporté une paire de chaussons.
Colette
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