mercredi 13 avril 2011

Lirenval (2)


L'atelier :

Monsieur Alain, charmant ,
Un brin savant...

Amusante Colette,
Ses textes finissent toujours par une pirouette!!!

Roselyne , tout devient chantant
Grâce au soleil de son accent...

Par amour, Martha
A quitté son pays, là-bas...

Quant à Michèle,
De jolis textes , tout en dentelle...

Précieuse Renée
Qui dans sa voix, l'horreur des hommes, murmurée...

Annie,dans notre joyeux groupe
Doucement en cours de route...

Et Micheline,qui nous a attirés
Dans de nouvelles contrées...

Là ,où Jean -Pierre et Georges, c'est divin
Font de nous tous , des "Écrivains"!!!!

Anne

lundi 4 avril 2011

Lirenval

Le salon du livre de la Vallée de Chevreuse a été un grand succès.
Notre atelier, Rencontre autour des mots, avait un très beau stand.
Voici quelques photos de cette manifestation vraiment bien organisée qui, cette année, mettait la musique à l'honneur...




Un grand bravo aux organisateurs !

jeudi 17 mars 2011

Salon du livre de la vallée deChevreuse, Lirenval...

Avec tambours et trompettes, nous sommes heureux de vous annoncer la participation de l’atelier d’écriture, « Rencontre Autour des Mots », organisé par le C.C.A.S de St Rémy Les Chevreuse, au 11ème Salon du Livre de la Vallée de Chevreuse, LIRENVAL, le samedi 2 avril. Nous vous présenterons, avec nos animateurs écrivains, Georges Grard et Jean-Pierre Bianchi, nos textes et poèmes sur le thème de la musique…et même bien plus encore ! Attention, vous risquez d’attraper le virus de l’écriture !

Le site du Salon du Livre LIRENVAL

mercredi 16 mars 2011

La musique

Pieds nus et soleil chaud
De Stacey Kent à Nougaro
Larmes et cris
De Verdi à Rossini
Pensées et combats
De Jacques Brel à Jean Ferrat
Voilà la musique que j'aime
Libre, changeante et éternelle…

Anne


Il y a des mots qui créent de la musique dans mes oreilles :
Il y a le mot liberté, il y a le mot s’évader
Il y a le mot beauté, il y a le mot égalité
Sans oublier la tolérance et la danse
Le swing et la romance
Mais le mot qui joue toute une symphonie
C’est l’amour, dit par un amant
Ou bien par une amie

Martha


Très jeune, j’ai compris que ma mère n’appréhendait pas les sons et les mots comme les autres personnes mais nul ne paraissait s’en apercevoir. Elle était malentendante depuis ses 16 ans. A cette époque les appareils auditifs n’existaient pas. Avec courage, elle avait instauré ses propres codes et suivait les conversations aux mouvements des lèvres. Elle était prise parfois de fou-rire en écoutant les gens discuter dans les lieux publics…
Avec le recul des années je me suis rendue compte combien cela avait du être dur pour elle de n’avoir jamais entendu le son de ma voix ni plus jamais la musique des mots.

Micheline

Lorsqu’un matin, j’ai ouvert mon poste de radio, il s’agissait d’une rétrospective de la carrière de Bourvil, et tout à coup, j’entendis une chanson qui s’appelait : « Salade de fruits ».
C’était une vraie rengaine à la période de mes fiançailles et les paroles convenaient absolument à ce que nous aimions entendre : « Tu plais à mon père, tu plais à ma mère ».Nous avons beaucoup dansé sur cet air.
Depuis cela se serait plutôt transformé en « ne me quitte pas.

Colette


Lorsque je rentrais dans l’église, j’entendis l’Adagio d’Albinoni et cela me replongea quarante ans plus tôt, dans une autre église où l’on enterrait ma meilleure amie âgée de 18 ans. Elle partait sans presque de raison, si ce n’est une petite malformation cardiaque non détectée, laissant des parents anéantis par la perte de leur seule enfant, laissant également son amie, bouleversée d’avoir ressentie à l’heure de sa mort, une sensation terrible, irrationnelle, glaçante ! A plusieurs dizaines de kilomètres d’elle, au moment de sa mort, j’avais creusé sa tombe, alors que je m’appliquais à faire un petit espace potager. L’image m’avait sauté au visage !

Michèle

La musique pour moi,
C'est le battement de mon cœur,
Le refuge de mes peurs,
Le souvenir des absents…

C'est le craquement de feuilles dans la forêt,
Le vent qui souffle dans les marais,
Le vol des oiseaux, les vagues se fracassant contre les falaises…

Et tous ces bruits se transforment
En un magnifique orchestre
Qui nous aide à vivre
Des jours tout en harmonie…


Anne

Un soir en sortant de mon bureau, j’entendis un son léger, d’une douceur infinie, un son inconnu. Comme venu de nulle part. En me dirigeant vers la place de l’Opéra, le son devint plus fort. Et bientôt sur cette place, près d’une grande boutique, je vis un homme avec un drôle d’instrument. Il frottait un archet sur la tranche d’une plaque de fer bizarre d’environ soixante centimètres et dont la coupe s’apparentait à celle d’une égoïne. Avec son autre main il courbait plus ou moins la scie afin de lui arracher ces sons variés qui m’enchantaient. C’était vous l’avez deviné une scie musicale. Je n’ai jamais revu cet homme et son instrument. Mais je pense à lui chaque fois que je passe à l’Opéra en espérant qu’un jour peut être, un autre musicien jouerait de ce drôle d’instrument, pour bercer nos oreilles et faire chavirer nos âmes.

Alain

mardi 15 mars 2011

Rencontre avec un instrument de musique farfelu

Un jour d’été, je me promenais dans le Marais
Je suis tombée nez à nez avec une trompette bouchée
Elle semblait souffrir, elle virait au bleu,
Pas le bleu des blues, mais le bleu de l’asphyxie
En manque d’oxygène – pas le temps d’appeler les pompiers
J’ai couru à sa rescousse
Je lui ai fait du bouche à bouche
Et voilà que ma trompette bouchée s’est décidée de se réveiller
Et, oh merveille, elle s’est mise à jouer !
Elle s’est mise à jouer, non pas du jazz
Mais un air d’opéra, et une foule en extase
S’est attroupée, mais subitement, sans crier gare
(prise de trac ? peur d’un Oscar ?)
La trompette débouchée s’est débinée
Je n’avais plus que mes yeux pour pleurer

Martha

Clip, clap, clop… Qui es-tu instrument ? Flip, flap, flop… Un instrument à vent ? Bing, bang, boum… Je suis le Rataboum . Je joue dans la fanfare Et chacun est hilare !

Michèle

Les instruments de musique

J'ai habité avec ma famille au-dessus de l'atelier d'un luthier qui recevait chez lui des musiciens du monde entier, vu les timbres que Mr Charles (le luthier) me donnait pour ma collection.
Je passais de moments d'extase quand les virtuoses jouaient soit sur leur flûte, leur clarinette ou leur hautbois après réparation, à des moments de crispation quand c'était Monsieur Charles et son fils qui testaient les instruments !
Je me bouchais les oreilles pour ne pas entendre les suites de notes répétées mille fois, grinçantes, gémissantes, saccadées..... Je me consolais en pensant que nous aurions pu habiter au-dessus d'un Cabinet dentaire et entendre à longueur de journée le bruit de la roulette et les gémissements des patients!

Renée

A l’âge de 8 ans, dans mon école primaire, j’ai eu l’occasion d’apprendre un instrument de musique, afin d’ouvrir mon jeune esprit à au monde musical. J’ai choisi, je ne sais plus pourquoi exactement, un instrument qui n’est pas des plus faciles, la clarinette. Sous les yeux sérieux mais compréhensifs de mon jeune professeur, Monsieur Dufalo, j’ai appris à lire la musique et à jouer les notes, j’ai appris mes gammes, j’ai développé mon souffle et l’agilité de mes doigts. J’ai appris également à interpréter, et non seulement à produire les bonnes notes dans le bon ordre au bon rythme. Tout ça pour le plaisir, entre autres, de voir la satisfaction dans les très beaux yeux de M. Dufalo. Mes leçons ont duré huit ans. Vers la fin, à 16 ans, son regard est devenu de moins en moins approbateur car mon envie de m’amuser et à sortir commençait à primer sur le travail de la clarinette après l’école et mon désir de faire plaisir à M. Dufalo…il y avait du laisser aller. J’étais arrivée à un « plateau » technique, et pour avancer je n’avais plus la motivation suffisante. Alors, j’ai laissé tomber…à mon grand regret quelques années après.
Quarante ans plus tard, j’ai tiré ma vieille clarinette du fond du placard. J’avais envie de voir s’il en restait quelque chose des mes anciennes prouesses musicales. Je l’ai remontée et soufflé dedans…alors, RIEN ! Découragée, je l’ai remise au placard, mais je ne pouvais pas me résoudre à m’en débarrasser. L’année dernière, un voisin m’a prêté la sienne, comme il ne pouvait plus jouer avec une tendinite permanente à l’épaule. J’ai essayé et…oh, miracle, j’ai joué ! Pas avec la même maîtrise et pas aussi longtemps, mais ça revenait petit à petit. C’était donc possible ! Je me suis entraînée sur « Petite Fleur » de Sidney Bechet que j’ai finalement donné en concert lors de la fête de ma chorale. J’avais, bien sûr, un succès monstre. Alors je vous préviens, surveillez la publicité, je passerai bientôt à l’Olympia !

Martha

Vous allez tous être surpris,
Par l’instrument que j’ai choisi,
Lorsqu’au grand jour de mes 16 ans,
Que vas-tu faire maintenant ?

Comme je commençais bien tard,
Je dus rattraper mon retard,
Et la musique m’attirant,
Je du choisir un instrument.

Piano, violon ou bien trompette,
Tout cela trottait dans ma tête,
Quel est celui pour le moment,
Que j’apprendrais rapidement,
Et qui me permettrait un jour,
De jouer des notes avec amour ?

Il ne m’en restait qu’un hélas,
Je me mis à la contrebasse… !

Colette

Nous partagions Maryse et moi le palier des deux appartements du 1er étage rue Mostapha El Maani à Casablanca dont nos parents étaient propriètaires. Nous étions amies et constamment l’une chez l’autre. J’avais 8 ans quand tout a commencé.
Jean-Jacques, son frère de 12 ans est arrivé porteur d’un instrument de musique à fière allure, aussi grand que lui, au bois acajou brillant, avec de drôles de cordes tendues et une sorte de baguette qui s’est avérée plus tard être un archet.
J’étais très impressionnée et admirative jusqu’au moment où Jean-Jacques commença ses gammes.
Ce n’était pas de la musique mais un ensemble malheureux de sons discordants qui me cassait les oreilles.
Ce n’était pas non plus un élan de l’âme qui m’aurait permis de communiquer avec lui, d’autant que nos chambres étaient mitoyennes.
Etait-il obligé de s’appliquer à ce point pour faire plaisir à ses parents ?
Quoiqu’il en soit et pendant 6 ans, à raison d’au moins 3 à 4 heures par jour, j’ai suivi ses hésitations, ses progrès, je m’habituais, j’en arrivais même au fil des années à tomber sous le charme de tous ses grands airs classiques qu’il interprétait avec talent.
C’est même avec nostalgie que nous l’avons accompagné à l’aéroport. Il s’envolait pour Paris et le Conservatoire de Musique. Il a obtenu le premier prix de violoncelle .Mes sacrifices n’avaient pas été vains !!!

Micheline

Mon piano
Dans un coin du salon chez mes parents trônait un piano lourd et encombrant que je regardais avec effroi, pour ne pas dire aversion.
Je devais m’exercer tous les jours sur cet instrument et une fois par semaine, une dame triste et revèche venait m’instruire et m’initier, me former pour que de cet instrument sorte une musicalité de qualité.
Aujourd’hui, une sonate de Béthoven, une étude de Back, une valse de Chopin sont pour moi la référence suprême. La sonorité cristalline, la puissance évocatrice sont le plaisir absolu et je regrette mon aversion première pour le piano.
Cette aversion est liée sans doute au côté obligatoire, programmé et imposé de cet instrument.
La musique demande l’adhésion totale, libre, affective pour s’exprimer.
La musique demande aussi le talent que je n’avais pas.

Roseline

Le vieux piano désaccordé était là, à Marseille, dans la maison, sans que personne ne s’en préoccupe, sans que quiconque n’ait joué un seul morceau, dans la famille. Pourquoi était-il là ? Mystère ! Petite fille, cet instrument m’intriguait et j’aurais bien aimé apprendre à en jouer. Hélas, les adultes étaient préoccupés par d’autres sujets bien plus tristes et ils n’ont pas jugé bon de m’inscrire à un cours.
La magie du piano est restée. Plus tard, j’ai été attiré par ceux, capables de jouer à deux mains. Ces mains, fines et longues donnent à la musique une élégance et les émotions ressortent, tantôt gaies et enlevées, tantôt lentes et tristes.
Le piano sait tout faire pour peu que l’on y mette du cœur ; jusqu’au Ragtime, avec ses rythmes endiablés où quatre voire six mains jouent ensemble.

Michèle

Instrument singulier le triangle m’a toujours intrigué. Pour celui qui en joue, le rêve est interdit. Il doit intervenir à un moment bien précis qu’il ne peut manquer. Il est indispensable comme dans la Flute Enchantée. S’il laisse passer l’instant tout s’écroule, l’orchestre s’arrête. Ainsi, l’harmonie d’ensemble de ce grand opéra repose sur trois petits sons à un moment précis. Le rêve est à ce prix.

Alain

jeudi 10 mars 2011

La musique

La musique de la pluie qui tombe sur une plaine assoiffée
La musique d’un ruisseau qui n’est jamais fatiguée
La musique de tes pas dans l’escalier
La musique dans les rires des enfants enjoués
La musique des pièces qui tombent d’une machine à sous
La musique qui joue en boucle, à te rendre fou !
La musique qui adoucie des pensées malheureuses
La musique de maman qui me chante une berceuse
La musique des cloches qui sonnent la fête
La musique qui ne me quitte pas la tête
La musique est dans les soupirs du vent du soir
La musique est partout, la musique de l’espoir
De la vie, de la mort, de la marche du temps
La musique est l’infinie, et c’est très bien ainsi

Martha

jeudi 3 mars 2011

Signes et coïncidences

Auparavant, je ne croyais pas trop aux signes. j'avais tendance à penser que les évènements étaient le résultat d'une conjonction entre les volontés des hommes et les hasards fortuits de l'existence. Pourquoi telle ou telle carte sortait-elle à ce moment-là ? C'était un simple calcul de probabilités, pensais-je, sur le total des possibilités. Le hasard, simplement le hasard. Mais, aujourd'hui, en avançant en âge et en expérience, et aussi depuis la mort de ma mère, j'ai le sentiment que derrière ce qui ressemble à des hasards et des coïncidences, on peut discerner une architecture, une organisation, une volonté qui nous transcende largement. C'est une conviction vertigineuse qui bouscule bien des idées reçues et un certain formatage apporté par l'éducation et les études dans cette société toute dédiée aux lois mathématiques et au rationalisme...
Avec Georges, on s'étonnait sans cesse de tous les points communs que recelaient nos vies respectives. Jusqu'aux plus petits détails qui nous paraissaient troublants. Le jour où il m'a dit que sa mère allait mourir, j'étais loin de penser que la mienne allait mourir juste avant la sienne.
Je suis persuadé que ce parallélisme troublant entre nos deux existences est un signe à interpréter...


Jean-Pierre


Sur la trajectoire de notre vie, nous sommes tous alertés de temps à autre, par des signes ou par ce qu’on peut appeler des coïncidences. Il s’agit en général de phénomènes annonciateurs d’une rupture, d’un changement dans notre vie. Cela prend la forme d’une rencontre, d’une idée prise dans un livre, ou d’une intuition qui vient nous titiller. Doit-on y répondre ? Et si oui comment ? Le choix n’est pas facile car notre vie peut en être bouleversée. Avec le recul du temps je me suis aperçu qu’il fallait répondre positivement à cette vie nouvelle qui nous appelle, même si cela n’est pas facile. On quitte une vie que l’on connait pour une autre qu’il nous faudra apprendre. A l’angoisse de l’arrachement se greffe l’inquiétude de la nouveauté. Pourtant, avec le temps, on s’aperçoit que rien n’est plus merveilleux que la liberté des nouvelles découvertes, des commencements.

Alain

jeudi 10 février 2011

L'homme qui frappe à la porte

Cet homme frappe à la porte. Il apporte une bien étrange nouvelle.
Marie et Joseph, derrière la porte ne savent pas encore leur destinée. - Bonjour, dit-il. Je suis l’envoyé de Dieu sur terre. - Ah bon ! et pourquoi nous ? - Il ne me l’a pas dit. - Et alors, que nous veut-il ? - Marie doit porter son enfant. - Mais je l’ai déjà fait et l’on a vu où cela nous a mené ! - Cette fois-ci, ce sera différent, il vivra vieux et heureux ! --- Comment cela peut-il être possible ? -L’expérience a été utile, il n’a pas l’intention d’assumer les erreurs des hommes, elles sont bien trop nombreuses !

Michèle

Toc-Toc-Toc, c’est moi le mendiant.
Je viens pour quelques sous, frapper à votre porte.
Je ne sais qui vous êtes, je ne sais qui je suis ;
Je sais seulement que j’ai faim, que j’ai froid, que j’ai mal.
Toc-Toc-Toc,
Derrière cette porte, pour moi, il y a l’espoir, la chance, la chaleur, un repas… Toc-Toc-Toc, Enfin la porte s’ouvre sur tout ce que je désire, je n’en crois pas mes yeux :
Un petit enfant, aux yeux brillants, au sourire coquin avec, dans ses bras, ce qu’il a de plus cher, son Doudou.
Le repas réconfortant viendra après.

Roseline

Un coup de sonnette résonne, je sursaute qui cela peut être ? Un regard à travers le judas ne me renvoie q’une image incomplète et incertaine.
Il a entendu mes pas donc je vais ouvrir.
Si c’est un mendiant que vais-je faire ?
Mon premier réflexe sera peut-être de refermer rapidement la porte, mais mon cœur sensible est plutôt enclin à lui donner quelques pièces (je ne sais pas si un sandwich le satisferait autant).
Un voleur ! Je mettrais mon pied dans la porte, et je garderais une bombe lacrymogène à portée de la main, et surtout j’appellerais police secours, en espérant que mes voisins auront plus de courage que moi.
Si c’est un salarié, je m’écrierais avec joie : « chic, voila le plombier ».

Colette

Rencontre insolite

Mais pourquoi ai-je donné un rendez-vous à cette femme ? Elle s’est trompée de numéro de téléphone d’accord mais je n’étais pas obligé de la baratiner. Il est vrai que sa voix était agréable mais si son ramage ne ressemble pas à son plumage, c’est la Bérézina. Que vais-je lui proposer ? Cela dépendra de la teneur de la conversation ; et puis le courant passera-t-il aussi bien qu’au téléphone ? Ah ! Je crois la voir assise à cette terrasse. « Bonjour, je suis l’erreur au téléphone ! ». « Bonjour et merci d’être venu » me dit-elle. « Pour votre dérangement je ne vous ferai pas attendre plus longtemps et je vous ferai un prix. Regardez, voici la dernière encyclopédie en 12 volumes de chez Hachette » !
Moralité : la voix de la femme comme celle du Seigneur, est impénétrable !!!

Alain

Rendez-vous à la Tour Eiffel – rien de plus banal pour un Parisien, mais je suis polonaise et j’ai rendez-vous avec un Chinois avec qui je correspond via internet depuis un an (en anglais, évidement). Cette rencontre réelle, après notre entente – ose-je dire, amour – virtuel, serait-elle à la hauteur de mes rêves ? Je me dépêche…il m’a dit qu’il porterait un béret rouge, moi un foulard jaune…je crois que je le vois ! Je ne peux pas me tromper – un Chinois avec un béret rouge, ça se remarque…mais alors, il ne fait pas 1m75 comme il avait dit, mais plutôt 1m50. Il pense m’avoir reconnue et souris en levant son béret dans l’air…oh non ! Il est couvert de boutons…et il est chauve !! Que faire !!! S’il m’a menti sur son aspect physique, qu’a-t-il fait à propos de ses pensées, ses goûts, ses désirs le plus profonds ?! Est-ce que je prends le risque ? Je retire rapidement mon foulard jaune et le fourre dans ma poche et je fonce prendre l’ascenseur pour monter au sommet de la tour. Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas sauter. Je vais juste balancer mon portable dans le vide.

Martha

Il est là entouré de lumière, une longue robe, une auréole sur la tête,de grandes ailes déployées.
Il est là devant moi dans ce jardin merveilleux, vide de toute autre présence.
Ce n’est pas vrai !!! Un ange !
Je ne suis pas la Sainte Vierge,
Je ne suis pas morte en odeur de sainteté,
Je ne suis pas digne d’une telle visite,
Que suis-je ? Une âme perdue que l’on essaie de récupérer ? une sainte en voie de béatification ?un cas unique de réhabilitation après une vie banale ? Peut être !!!
Aujourd’hui, je n’ai pas de réponse.
Mais je peux vous dire que le paradis est ouvert à tout le monde et même à n’importe qui.

Roseline

Ce jour là, j’étais dans la lune c'est-à-dire mes pensées erraient d’une idée à l’autre, lorsqu’un coup de fil arrêta ma rêverie.
- allo, qui est à l’appareil ?
- C’est ton ami Pierrot.
- Quel ami Pierrot, je n’en connais pas.
- Mais si, celui qui t’a prêté une plume pour écrire des mots.
- Ah oui celui aussi qui a rallumé ma chandelle qui était morte !
Et me voila partie accompagnée de mon ami Pierrot enfariné sur un croissant de lune rejoindre les astronautes qui nous avaient devancé.
Rassurez-vous ! Ce n’était qu’un rêve abracadabrant qui m’a fait tomber du lit .La chute fut rude car la distance entre la lune et la terre est importante.

Colette

jeudi 20 janvier 2011

Prévert

Mais où es-tu donc parti l’oiseau ? Bien sûr, je t’ai laissé sortir de la cage. Et si tu ne savais plus voler ? Et si tu te faisais dévorer ? Peut-être as-tu été te poser sur l’épaule de Roseline, Ou sur celle de Micheline ? Comment savoir si tu es heureux ? Pourquoi en faire un poème pour le voir sous un jour insidieux ? Où es-tu petit oiseau que j’aime ?

Michèle

Solitude apparente, remplie de mots, de rêves, de sentiments, de richesses non exprimées, prêtes à éclore et que le calme, la réflexion nourrissent abondamment, pour exploser comme un feu d’artifice au milieu de la nuit.
Merci Monsieur Prévert pour cette réflexion, proche de la méditation.

Roseline

Puisque c’est la photographie de Jacques Prévert, il est presque certain q’il est entrain déjà de faire l’inventaire dont on a fait une chanson par la suite .Il a tous les éléments pour : une table, un verre, des arbres, un chien qui cherche aussi à ce qu’il pourrait ajouter à la liste.
Mais en le regardant, je pense, vu cette attitude qui parait lourde d’interrogation, pensée triste à ce qu’il semble, qu’il essaie de noyer dans un verre d’eau …ou peut être d’alcool.

Colette

A quoi pensez vous Monsieur l’inconnu ?
Je n’ose vous aborder et pourtant je vous retrouve régulièrement dans ce beau jardin du Luxembourg, propice aux cris des enfants, aux chants des oiseaux, aux promeneurs mais aussi aux Parisiens pressés de le traverser.
Vous semblez méditer, votre fidèle compagnon à vos pieds et votre habituel verre à vos côtés.
Pensez vous à votre jeunesse, à la fuite du temps, à vos amis disparus, au prochain ouvrage que vous lirez ou tout simplement attendez vous votre petite fille qui tarde à vous rejoindre.
Malgré ma curiosité je ne le saurais pas car je reprends le chemin du lycée avant que rien ne se passe jamais.

Micheline

Mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir imaginer aujourd’hui, pour écrire le dernier poème de mon futur livre ? J’ai déjà écrit sur l’homme qui a faim. « Elle est terrible la tête de l’homme quand il se regarde à trois heures du matin dans la vitrine du magasin. Elle est terrible la tête de l’homme qui a faim ! ».Je ne vais tout de même pas écrire sur l’homme qui a soif ! Avec mon verre de vin, je vais passer pour un ivrogne. Mais comment faire un poème qui tienne la route ? Finalement, je vais écrire autre chose, de plus élevé. Quelque chose sur Dieu par exemple. « Dieu qui êtes aux cieux restez-y et nous nous resterons sur la terre qui est quelque fois si jolie ! ». Et voilà comment aurait pu naitre ce joli poème !!!

Alain

Une ampoule

Un homme illuminé se balade dans mon quartier
Il est couvert de la tête aux pieds
Avec des ampoules bien astiquées
Quand on lui demande pourquoi
Ce déguisement toute en lumière
Il se fâche et éteint tout
(Il est vraiment bien trop fier)

« Bouboule l’Ampoule » habite dans mon quartier
Il a gagné ce joli sobriquet
Non pas parce qu’il est petit et bien enveloppé
Mais parce qu’il arbore toujours un large sourire illuminé
Qu’il donne gratuitement aux enfants et aux personnes âgées
Et voilà, ma petite histoire est terminée

Martha

Au secours, Gil, mon ampoule a sauté !
Ayant mal entendu, il me dit :
- Pourquoi n’as-tu pas changé de chaussures ?
- Mais non, pas celle de mon pied, celle de mon plafond !
- Ah, parce que tu as une ampoule au plafond, je croyais que c’était une araignée !
Quelle incompréhension entre nous !
Alors que je parlais de lumière, il me parlait de choses au ras du sol.
Il se décida à venir voir ce qui se passait. Bien sûr, j’étais dans le noir.
Il procéda à la réparation, et je m’aperçus qu’il m’avait apporté une paire de chaussons.

Colette