Garçon casse-pieds aimerait rencontrer…vendeuse de chausson pour nuit d’amour
Comédien en colère recherche partenaire…pour enfin plaire
Femme adorant le tricot recherche…homme pour fricoter à l’endroit et à l’envers
Musicien cherche ville où il pleut des cordes…pour se jeter à l’eau
Femme adorant les sports d’hiver épouserait…bonhomme de neige
Martha
jeudi 16 décembre 2010
jeudi 2 décembre 2010
Une collection de mots...
Lister des mots à volonté :
Amour Beauté Calme Droit Étude Fleur Gage Habitude Inquiétude Joie Kiosque Liberté Méthode Nuance Opinion Paix Quiétude Rage Santé Tendresse Universel Valeur WOOH !
Ensuite choisir les deux mots qui, d'après vous, ont le plus d'importance, et dîtes pourquoi :
SANTE : sans elle les autres mots perdraient leur valeur
LIBERTÉ : parce que d'en être privés est dramatique
Puis les mots les plus cités parmi nous ont été inscrits et un vote a eu lieu le mot LIBERTÉ est le grand vainqueur
Renée
Amour Beauté Calme Droit Étude Fleur Gage Habitude Inquiétude Joie Kiosque Liberté Méthode Nuance Opinion Paix Quiétude Rage Santé Tendresse Universel Valeur WOOH !
Ensuite choisir les deux mots qui, d'après vous, ont le plus d'importance, et dîtes pourquoi :
SANTE : sans elle les autres mots perdraient leur valeur
LIBERTÉ : parce que d'en être privés est dramatique
Puis les mots les plus cités parmi nous ont été inscrits et un vote a eu lieu le mot LIBERTÉ est le grand vainqueur
Renée
La liberté
-Mamie, dis-moi, c'est quoi la liberté ?
-C'est bien vaste comme sujet, pour toi ou pour moi quand j'avais ton âge ?
-Pour toi d'abord
-Pour en avoir été privée pendant quatre ans jusqu'à mes dix ans, la liberté c'était pouvoir aller jouer où je voulais alors que les parcs et jardins m'étaient interdits
c'était sortir avec mes parents à n'importe quelle heure, manger à ma faim, allumer la lumière sans fermer les rideaux et vivre sans voir la peur dans les yeux de mes parents.
-et pour moi ?
C'est avoir le droit de dire ce que tu préfères, c'est choisir tes jouets, c'est aller où tu veux, mais, bien sûr en obéissant aux règles que te dicteront tes parents pour le respect des autres et ta sécurité. Donc, liberté de choix tant que tu es petit sous le contrôle d'un adulte.
Renée
La liberté, tu l’as perdue, mon père à 18 ans, lorsque ton frère et toi avaient été enfermés à BUCKENWALD après une dénonciation lâche de vos voisins. Ton frère est mort là-bas et toi tu ne l’as guère retrouvée, ta liberté, à la fin de la guerre, lorsque après ton mariage malheureux, ma famille maternelle refusât que je te revois ; Même sur ton lit de mort tu n’as pas été entendu ! Cette liberté que tu n’as pas connue, je la revendique très fort.
Je n’ai jamais accepté les compromissions ou les différentes petites lâchetés dont chacun peut être capable.
Quitte à perdre ! Ce chemin est long pourtant et un travail reste à faire dans les dernières années de ma vie pour me débarrasser du poids du passé et être enfin libre ! Libre d’être heureuse et légère, libre de rire pour un rien, pour le sourire de mes petits enfants ou les facéties de mon chat abyssin.
Michèle
-C'est bien vaste comme sujet, pour toi ou pour moi quand j'avais ton âge ?
-Pour toi d'abord
-Pour en avoir été privée pendant quatre ans jusqu'à mes dix ans, la liberté c'était pouvoir aller jouer où je voulais alors que les parcs et jardins m'étaient interdits
c'était sortir avec mes parents à n'importe quelle heure, manger à ma faim, allumer la lumière sans fermer les rideaux et vivre sans voir la peur dans les yeux de mes parents.
-et pour moi ?
C'est avoir le droit de dire ce que tu préfères, c'est choisir tes jouets, c'est aller où tu veux, mais, bien sûr en obéissant aux règles que te dicteront tes parents pour le respect des autres et ta sécurité. Donc, liberté de choix tant que tu es petit sous le contrôle d'un adulte.
Renée
La liberté, tu l’as perdue, mon père à 18 ans, lorsque ton frère et toi avaient été enfermés à BUCKENWALD après une dénonciation lâche de vos voisins. Ton frère est mort là-bas et toi tu ne l’as guère retrouvée, ta liberté, à la fin de la guerre, lorsque après ton mariage malheureux, ma famille maternelle refusât que je te revois ; Même sur ton lit de mort tu n’as pas été entendu ! Cette liberté que tu n’as pas connue, je la revendique très fort.
Je n’ai jamais accepté les compromissions ou les différentes petites lâchetés dont chacun peut être capable.
Quitte à perdre ! Ce chemin est long pourtant et un travail reste à faire dans les dernières années de ma vie pour me débarrasser du poids du passé et être enfin libre ! Libre d’être heureuse et légère, libre de rire pour un rien, pour le sourire de mes petits enfants ou les facéties de mon chat abyssin.
Michèle
jeudi 18 novembre 2010
Une comptine
Dorothée était une petite tortue qui était très, très, très vieille (je pense qu’elle avait au moins 103 ans, mais peut-être plus). Elle passait la plus grande partie de son temps à dormir, retirée dans sa coquille vert kaki, au fond d’un joli petit jardin de banlieue. Mais de temps en temps, pour se changer les idées, elle sortait sa tête toute fripée et tendait son cou, les narines grandes ouvertes, pour mieux renifler les fleurs du jardin à la belle saison. Ou bien elle écoutait passer les oies vers le sud en automne. A ces occasions, elle sortait ses petites pattes toutes ridées et se promenait lentement, lentement entre la maison, les rosiers, et le cerisier.
Un soir, Dorothée somnolait lorsqu’elle entendit un bruit bizarre, un bruit décidément pas normal. Avec ses petits yeux endormis elle vit un homme cagoulé qui essayait de forcer la fenêtre de la chambre du fond du jardin. C’est pas bon, se dit-elle, la famille va être cambriolée ! Elle aimait bien cette famille, qui lui donnait de temps à autre de la laitue fraîche et de l’eau quand il faisait chaud. Mais quoi faire ? Elle était petite, elle était lente, mais…elle avait de l’idée. Dorothée avançait, doucement mais sûrement, vers la fenêtre du fond. Elle s’est placée de façon stratégique juste en dessous, comme une grosse pierre qui aurait poussée là. Le cambrioleur ne tardait pas à redescendre de la fenêtre, mais pressé et surpris, il s’est bien tordu le pied sur la carapace de Dorothée. Aie !! Il cria, et là Dorothée lui a mordu très fort sur la cheville. Aie ! Aie ! et encore Aie !!! Il a crié, et a prit ses jambes à son cou (avec beaucoup de mal), laissant son butin derrière lui dans l’herbe mouillée du soir.
Dorothée, très contente d’elle, est partie dormir sous le cerisier, et rêvait de belles feuilles de salade toutes vertes.
Martha
Il était une fois un grand loup poilu
Juste dans le bois, derrière chez moi
Il fut connu sous le nom du Loup Blanc
Alors, ai-je demandé à ma maman
L’a-t-on jamais vu, ce fameux loup tout blanc ?
Mais non, m’a-t-elle dit, il est bien trop réticent
De se montrer le jour à tout moment
Et la nuit il se cache pour hurler avec le vent
Mais alors, ai-je dit, en insistant lourdement,
Comment peut-on dire « connu comme le loup blanc »
Si on ne l’a jamais vu, nez à nez, depuis tout ce temps ?
Es-tu sûre qu’il existe vraiment ?
Martha
Doudou dans tes bras,
Doudou sur ton cœur,
Mimi n’a plus peur,
De la nuit, de ses rêves,
De l’absence, du noir,
Du vide qui s’installe, mais que
Doudou remplit par toute sa douceur.
Roseline
Petit chien, je te tiens. Tu es beau au dodo. Des rêves, j’en fais plein, Ils sont tous rigolo. Viens me voir petit chien, Nous irons sur le pot Avec toi, je m’endors, encore, encore et encore !
Maroussia aime son doudou. Jamais, elle ne le quitte. Où qu’elle aille, il est là, Très serré dans ses bras. Elle n’est plus toute petite, mais il reste l’ami doux !
Michèle
Un soir, Dorothée somnolait lorsqu’elle entendit un bruit bizarre, un bruit décidément pas normal. Avec ses petits yeux endormis elle vit un homme cagoulé qui essayait de forcer la fenêtre de la chambre du fond du jardin. C’est pas bon, se dit-elle, la famille va être cambriolée ! Elle aimait bien cette famille, qui lui donnait de temps à autre de la laitue fraîche et de l’eau quand il faisait chaud. Mais quoi faire ? Elle était petite, elle était lente, mais…elle avait de l’idée. Dorothée avançait, doucement mais sûrement, vers la fenêtre du fond. Elle s’est placée de façon stratégique juste en dessous, comme une grosse pierre qui aurait poussée là. Le cambrioleur ne tardait pas à redescendre de la fenêtre, mais pressé et surpris, il s’est bien tordu le pied sur la carapace de Dorothée. Aie !! Il cria, et là Dorothée lui a mordu très fort sur la cheville. Aie ! Aie ! et encore Aie !!! Il a crié, et a prit ses jambes à son cou (avec beaucoup de mal), laissant son butin derrière lui dans l’herbe mouillée du soir.
Dorothée, très contente d’elle, est partie dormir sous le cerisier, et rêvait de belles feuilles de salade toutes vertes.
Martha
Il était une fois un grand loup poilu
Juste dans le bois, derrière chez moi
Il fut connu sous le nom du Loup Blanc
Alors, ai-je demandé à ma maman
L’a-t-on jamais vu, ce fameux loup tout blanc ?
Mais non, m’a-t-elle dit, il est bien trop réticent
De se montrer le jour à tout moment
Et la nuit il se cache pour hurler avec le vent
Mais alors, ai-je dit, en insistant lourdement,
Comment peut-on dire « connu comme le loup blanc »
Si on ne l’a jamais vu, nez à nez, depuis tout ce temps ?
Es-tu sûre qu’il existe vraiment ?
Martha
Doudou dans tes bras,
Doudou sur ton cœur,
Mimi n’a plus peur,
De la nuit, de ses rêves,
De l’absence, du noir,
Du vide qui s’installe, mais que
Doudou remplit par toute sa douceur.
Roseline
Petit chien, je te tiens. Tu es beau au dodo. Des rêves, j’en fais plein, Ils sont tous rigolo. Viens me voir petit chien, Nous irons sur le pot Avec toi, je m’endors, encore, encore et encore !
Maroussia aime son doudou. Jamais, elle ne le quitte. Où qu’elle aille, il est là, Très serré dans ses bras. Elle n’est plus toute petite, mais il reste l’ami doux !
Michèle
Poésie
Si personne ne m’appelle et je ne parle pas toute la journée
Est-ce que je disparais ?
Si je ferme les yeux toute la nuit
Verrais-je le soleil à mon réveil ?
Si je pleure pendant des heures et des heures
Est-ce que j’aurais vidé mon trop plein de malheur ?
Si je ne bouge pas pendant 3 jours
Est-ce que je pourrais marcher toujours ?
Et si tu ne reviens donc jamais
Serais-je vivante ou inanimée ?
Martha
Lorsque viendra l’automne avec ses nuits sans lune
J’irai par les chemins, foulant l’herbe mouillée
Dans les ténèbres, au loin, tout en haut de la dune
Les sirènes chanteront nos amours déchirées.
Alain
Est-ce que je disparais ?
Si je ferme les yeux toute la nuit
Verrais-je le soleil à mon réveil ?
Si je pleure pendant des heures et des heures
Est-ce que j’aurais vidé mon trop plein de malheur ?
Si je ne bouge pas pendant 3 jours
Est-ce que je pourrais marcher toujours ?
Et si tu ne reviens donc jamais
Serais-je vivante ou inanimée ?
Martha
Lorsque viendra l’automne avec ses nuits sans lune
J’irai par les chemins, foulant l’herbe mouillée
Dans les ténèbres, au loin, tout en haut de la dune
Les sirènes chanteront nos amours déchirées.
Alain
De l'autre côté de mon coeur...
De l’autre côté de mon cœur, il y a le silence et la peur de la petite fille que j’ai été. De l’autre côté de mon cœur, il y a la femme face à la vie et ses difficultés. De l’autre côté de mon cœur, il y a la gitane qui ne demande qu’à danser. Au devant de mon cœur, il y a le chemin de l’harmonie à trouver.
Michèle
Il y a de la musique…
La musique des notes, la musique des mots
La musique des rires et des sourires
Il y a des couleurs…
Le bleu clair du ciel, le bleu noir de la nuit
Le rouge du bonheur ou de la chaleur
Le jaune de l’or dans tes mains douées
Et de l’argent dans tes vieux cheveux bouclés
Martha
De l’autre côté de mon cœur,
Il y a mes souvenirs d’enfance,
Longtemps enfouis au fond de moi ;
De l’autre côté de mon cœur,
Il y a une jeunesse,
Dans un merveilleux pays de soleil ;
De l’autre côté de mon cœur,
Il y a mes douleurs de femme,
Que je garde enfouies au fond de moi
De ce côté de mon cœur,
Il y a mes joies de grand-mère
Qui combleront toujours mon cœur
Micheline
De l’autre coté de mon cœur, il y a :
Tout ce qui est resté caché,
Toutes les pensées non exprimées.
De l’autre coté de mon cœur, il y a :
Tous les désirs non exaucés,
Toutes les larmes non versées.
De l’autre coté de mon cœur, il y a :
Tout ce que je peux espérer,
Qui n’est pas encore arrivé.
Derrière le secret de mon cœur,
Il y a ma vraie personnalité.
Colette
Michèle
Il y a de la musique…
La musique des notes, la musique des mots
La musique des rires et des sourires
Il y a des couleurs…
Le bleu clair du ciel, le bleu noir de la nuit
Le rouge du bonheur ou de la chaleur
Le jaune de l’or dans tes mains douées
Et de l’argent dans tes vieux cheveux bouclés
Martha
De l’autre côté de mon cœur,
Il y a mes souvenirs d’enfance,
Longtemps enfouis au fond de moi ;
De l’autre côté de mon cœur,
Il y a une jeunesse,
Dans un merveilleux pays de soleil ;
De l’autre côté de mon cœur,
Il y a mes douleurs de femme,
Que je garde enfouies au fond de moi
De ce côté de mon cœur,
Il y a mes joies de grand-mère
Qui combleront toujours mon cœur
Micheline
De l’autre coté de mon cœur, il y a :
Tout ce qui est resté caché,
Toutes les pensées non exprimées.
De l’autre coté de mon cœur, il y a :
Tous les désirs non exaucés,
Toutes les larmes non versées.
De l’autre coté de mon cœur, il y a :
Tout ce que je peux espérer,
Qui n’est pas encore arrivé.
Derrière le secret de mon cœur,
Il y a ma vraie personnalité.
Colette
jeudi 4 novembre 2010
Une question de temps
Comme aujourd’hui il fait un temps de chien
j’ai décidé de prendre le temps,
(il faut le faire, de temps en temps)
mais sans pour autant perdre du temps,
(c’est-à-dire, en 2 temps 3 mouvements)
de vous raconter une histoire d’un autre temps
C’était un temps d’autrefois,
le temps des cerises, un très beau printemps,
tel que ça arrive de temps en temps
Un certain Monsieur Tantmieux,
jeune homme tout à fait de son temps,
rencontra une belle Mademoiselle Tantpis
Il lui a fait la cour, le temps d’une quadrille,
d’une valse et d’un tango,
le temps de quelques paroles partagées
en battant les temps forts avec ses pieds
mais allant trop vite, il y a eu un contretemps
Mademoiselle Tantpis lui dit : « j’ai plus le temps ! »
Et sans prendre le temps de lui dire « au revoir »
elle a pris la tangente, jusqu’au fond des temps
« Ah, si nous avions eu, à la place, un « slow »,
ou si seulement je l’avais rencontré un tantinet plutôt… »
se lamenta le triste Monsieur Tantmieux
mais le temps n’arrangea pas l’histoire du malheureux
La morale de cette histoire se raconte en peu de temps :
Il ne faut jamais courir après le temps
mais toujours prendre le temps qu’il faut
Il y a un temps pour chaque chose
et pour chaque chose un temps!
Martha
j’ai décidé de prendre le temps,
(il faut le faire, de temps en temps)
mais sans pour autant perdre du temps,
(c’est-à-dire, en 2 temps 3 mouvements)
de vous raconter une histoire d’un autre temps
C’était un temps d’autrefois,
le temps des cerises, un très beau printemps,
tel que ça arrive de temps en temps
Un certain Monsieur Tantmieux,
jeune homme tout à fait de son temps,
rencontra une belle Mademoiselle Tantpis
Il lui a fait la cour, le temps d’une quadrille,
d’une valse et d’un tango,
le temps de quelques paroles partagées
en battant les temps forts avec ses pieds
mais allant trop vite, il y a eu un contretemps
Mademoiselle Tantpis lui dit : « j’ai plus le temps ! »
Et sans prendre le temps de lui dire « au revoir »
elle a pris la tangente, jusqu’au fond des temps
« Ah, si nous avions eu, à la place, un « slow »,
ou si seulement je l’avais rencontré un tantinet plutôt… »
se lamenta le triste Monsieur Tantmieux
mais le temps n’arrangea pas l’histoire du malheureux
La morale de cette histoire se raconte en peu de temps :
Il ne faut jamais courir après le temps
mais toujours prendre le temps qu’il faut
Il y a un temps pour chaque chose
et pour chaque chose un temps!
Martha
Le temps
Mes parents m’ont élevé à respecter l’heure. L’importance de cette vertu m’a été imprimée dès l’âge tendre. J’avais une tendance naturelle à traînasser pendant que je me préparais pour partir à l’école et un jour, après plusieurs avertissements sévères, mon père est parti sans moi. Je devais passer toute la journée à la maison avec ma mère. Je fus anéantie. Plus jamais, je me suis juré!
En tant qu’adulte, j’ai toujours laissé une marge de temps avant les rendez-vous chez le médecin, les sorties, les leçons de musiques, les cours. J’étais rassurée d’être juste un petit peu en avance. Le lièvre blanc dans Alice au pays des merveilles (lecture classique dans le monde anglo-saxon) qui consultait constamment sa montre à gousset au bout d’une chaîne en or en marmonnant, « je suis en retard, je suis en retard… » me rendait hilare. Comment pouvait-on être aussi désorganisé et irresponsable? Je ne serais certainement jamais comme ça.
Puis, je suis venue vivre en France. Pendant ma première année comme étudiante à Paris, l’heure n’affectait pas trop ma vie. Ou plutôt, j’ai découvert que les français semblaient avoir une attitude très décontractée envers le temps. J’assistais aux cours qui avait un début et une fin théoriques, mais mes co-étudiants rentraient et sortaient en continue, sans être remarqués dans l’énorme amphithéâtre de la Sorbonne. Nos rendez-vous sociaux furent approximatifs : « Essaies d’être là avant six heures”, ou bien “Je serais là après sept heures”. Pour être honnête, aucun d’entre nous n’était français, mais nous étions là pour étudier la culture française et nous nous entraînions à suivre l’exemple autour de nous.
Lorsque je commençais à fréquenter mon futur mari (français), nous avons pris un “rendez-vous” journalier pour dîner ensemble, et quelque fois il était très en retard. Le téléphone portable n’avait pas encore fait son apparition, alors je guettais, j’attendais, et quelque fois je m’énervais. D’habitude il fabriquait une excuse, par politesse (ou par amour?). Il ne pouvait pas s’empêcher de mentionner que son frère n’était pas seulement en retard pour ses rendez-vous, mais quelque fois il ne venait pas du tout (je devais comprendre, « qu’est-ce que tu as de la chance d’être avec moi! »)
Je l’ai épousé quand même, pour d’autres qualités, et commençais mon premier job à Paris. Hélas, je trouvais le problème du temps présent au travail également. Les réunions ne commençaient et ne terminaient jamais à l’heure. Le temps perdu cumulé était inimaginable. Les français adorent calculer, avec leur esprit Cartésien et leur adoration pour les mathématiques: TCP = TPI x NPP (ou Temps Cumulé Perdu égale Temps Perdu Individuellement multiplié par le Nombre de Personnes Présentes à la réunion, même si certaines de ces personnes n’étaient pas en retard elles-mêmes). Mais ça ne changeait absolument rien.
Au cours des années, je me suis adapté peu à peu au sens français du temps. J’ai appris à apporter un livre (plutôt long de préférence) chez le médecin. Mon record personnel fut une attente de 3 heures pour voir le chirurgien qui devait m’ôter un kyste ovarienne, bien plus long que l’opération elle-même. J’ai appris à ne pas être à l’heure pour les soirées – je ne voulais pas embarrasser mon hôte ni moi-même si je devais boire trop d’apéritifs pour tuer le temps, tout en écoutant mon estomac crier famine.
Mon ajustement culturel m’a fait payer un prix dans la vie personnel. Je me suis adapté aux retards répétés de mon mari en mentant à propos de l’heure du dîner ou du déjeuner. Quelquefois je me suis vengé en lui servant des rôtis trop cuits et des ragoûts brûlés. Je dois mentionner que j’avais une amie française qui fut une exception (l’exception qui prouve – ou plutôt qui contredit- la règle, comme le dicton bien connu aux français). Une fois elle m’a fait la tête parce que j’avais 10 minutes de retard pour prendre sa fille, bien même que j’ai conduit ensuite comme Fangio pour rattraper le temps perdu. Elle a fini par me pardonner, mais ce fut une expérience traumatique pour moi, puisque cela a semé la confusion dans mes efforts de conformer à la culture française.
Une fois mon mari a essayé de m’expliquer sa philosophie gauloise du temps. Il m’a dit, « avant l’heure, ce n’est pas l’heure, après l’heure, ce n’est plus l’heure ». Etre « à l’heure » devenait donc quasi-impossible, car on ne peut être à l’heure que pour un bref instant (je le suspecte sérieusement de jouer avec les mots aussi bien qu’avec mes nerfs). Et que veut ce mari philosophe pour Noël ? Une nouvelle montre, bien sûr ! Il en possède une très grande collection et est toujours heureux de vous donner l’heure précise du jour ou de la nuit. Mais il ne trouve pas cela incohérent – indiquant l’heure ou possédant l’heure exacte n’a absolument rien à voir avec le fait d’être « à l’heure ».
Je pense que je vais lui acheter une montre à gousset avec une chaîne en or…
Martha
En tant qu’adulte, j’ai toujours laissé une marge de temps avant les rendez-vous chez le médecin, les sorties, les leçons de musiques, les cours. J’étais rassurée d’être juste un petit peu en avance. Le lièvre blanc dans Alice au pays des merveilles (lecture classique dans le monde anglo-saxon) qui consultait constamment sa montre à gousset au bout d’une chaîne en or en marmonnant, « je suis en retard, je suis en retard… » me rendait hilare. Comment pouvait-on être aussi désorganisé et irresponsable? Je ne serais certainement jamais comme ça.
Puis, je suis venue vivre en France. Pendant ma première année comme étudiante à Paris, l’heure n’affectait pas trop ma vie. Ou plutôt, j’ai découvert que les français semblaient avoir une attitude très décontractée envers le temps. J’assistais aux cours qui avait un début et une fin théoriques, mais mes co-étudiants rentraient et sortaient en continue, sans être remarqués dans l’énorme amphithéâtre de la Sorbonne. Nos rendez-vous sociaux furent approximatifs : « Essaies d’être là avant six heures”, ou bien “Je serais là après sept heures”. Pour être honnête, aucun d’entre nous n’était français, mais nous étions là pour étudier la culture française et nous nous entraînions à suivre l’exemple autour de nous.
Lorsque je commençais à fréquenter mon futur mari (français), nous avons pris un “rendez-vous” journalier pour dîner ensemble, et quelque fois il était très en retard. Le téléphone portable n’avait pas encore fait son apparition, alors je guettais, j’attendais, et quelque fois je m’énervais. D’habitude il fabriquait une excuse, par politesse (ou par amour?). Il ne pouvait pas s’empêcher de mentionner que son frère n’était pas seulement en retard pour ses rendez-vous, mais quelque fois il ne venait pas du tout (je devais comprendre, « qu’est-ce que tu as de la chance d’être avec moi! »)
Je l’ai épousé quand même, pour d’autres qualités, et commençais mon premier job à Paris. Hélas, je trouvais le problème du temps présent au travail également. Les réunions ne commençaient et ne terminaient jamais à l’heure. Le temps perdu cumulé était inimaginable. Les français adorent calculer, avec leur esprit Cartésien et leur adoration pour les mathématiques: TCP = TPI x NPP (ou Temps Cumulé Perdu égale Temps Perdu Individuellement multiplié par le Nombre de Personnes Présentes à la réunion, même si certaines de ces personnes n’étaient pas en retard elles-mêmes). Mais ça ne changeait absolument rien.
Au cours des années, je me suis adapté peu à peu au sens français du temps. J’ai appris à apporter un livre (plutôt long de préférence) chez le médecin. Mon record personnel fut une attente de 3 heures pour voir le chirurgien qui devait m’ôter un kyste ovarienne, bien plus long que l’opération elle-même. J’ai appris à ne pas être à l’heure pour les soirées – je ne voulais pas embarrasser mon hôte ni moi-même si je devais boire trop d’apéritifs pour tuer le temps, tout en écoutant mon estomac crier famine.
Mon ajustement culturel m’a fait payer un prix dans la vie personnel. Je me suis adapté aux retards répétés de mon mari en mentant à propos de l’heure du dîner ou du déjeuner. Quelquefois je me suis vengé en lui servant des rôtis trop cuits et des ragoûts brûlés. Je dois mentionner que j’avais une amie française qui fut une exception (l’exception qui prouve – ou plutôt qui contredit- la règle, comme le dicton bien connu aux français). Une fois elle m’a fait la tête parce que j’avais 10 minutes de retard pour prendre sa fille, bien même que j’ai conduit ensuite comme Fangio pour rattraper le temps perdu. Elle a fini par me pardonner, mais ce fut une expérience traumatique pour moi, puisque cela a semé la confusion dans mes efforts de conformer à la culture française.
Une fois mon mari a essayé de m’expliquer sa philosophie gauloise du temps. Il m’a dit, « avant l’heure, ce n’est pas l’heure, après l’heure, ce n’est plus l’heure ». Etre « à l’heure » devenait donc quasi-impossible, car on ne peut être à l’heure que pour un bref instant (je le suspecte sérieusement de jouer avec les mots aussi bien qu’avec mes nerfs). Et que veut ce mari philosophe pour Noël ? Une nouvelle montre, bien sûr ! Il en possède une très grande collection et est toujours heureux de vous donner l’heure précise du jour ou de la nuit. Mais il ne trouve pas cela incohérent – indiquant l’heure ou possédant l’heure exacte n’a absolument rien à voir avec le fait d’être « à l’heure ».
Je pense que je vais lui acheter une montre à gousset avec une chaîne en or…
Martha
Le souvenir
Ce souvenir remonte à ma petite enfance à Nantes où je me trouvais avec ma famille. Mon père avait loué, pour le mois d'août, une maison avec jardin dans les environs de la ville.
Nous pouvions ainsi jouer en plein air sans déranger maman. Un matin, de très bonne heure, je fus réveillée par un brouhaha inhabituel et je m'aperçus que j'avais mouillé le fond de mon pantalon de pyjama. Je m'attendais à être grondée car mes cinq ans ne m'autorisaient plus à ce genre de fantaisie. Mon père, prévenu, ne réagit pas à ma grande surprise. Je ne trouvais pas du tout ce climat normal, et je traînais misérablement dans la maison avec un grand sentiment d'abandon. Maman, que j'appelais, n'était pas disponible et c'est seulement en fin de matinée que j'appris la naissance de notre petit frère qui, jusqu'à maintenant, me rappelle qu'il m'a évité une belle correction !!!!
Renée
Nous pouvions ainsi jouer en plein air sans déranger maman. Un matin, de très bonne heure, je fus réveillée par un brouhaha inhabituel et je m'aperçus que j'avais mouillé le fond de mon pantalon de pyjama. Je m'attendais à être grondée car mes cinq ans ne m'autorisaient plus à ce genre de fantaisie. Mon père, prévenu, ne réagit pas à ma grande surprise. Je ne trouvais pas du tout ce climat normal, et je traînais misérablement dans la maison avec un grand sentiment d'abandon. Maman, que j'appelais, n'était pas disponible et c'est seulement en fin de matinée que j'appris la naissance de notre petit frère qui, jusqu'à maintenant, me rappelle qu'il m'a évité une belle correction !!!!
Renée
jeudi 21 octobre 2010
Lettre d'un poilu
Ma bien aimée,
C’est l’enfer autour de nous. Nous avons beau chercher un refuge, tout n’est qu’éclatement, bruits, poussière et cris.
Je veux malgré tout essayer de me mettre à l’écart pour imaginer être à tes côtés, aspirant à la douceur de ton regard et aux caresses de tes mains sur mon visage Sali par la boue des tranchées. Seul l’espoir d’échapper à cet horrible massacre pour te rejoindre me permet de garder un souffle de vie. Sans cette espérance que resterait – il de nous ? Seulement l’idée de se laisser détruire pour en finir avec ces horreurs.
Pour toi, je dépasserai mes limites pour de nouveau te serrer dans mes bras.
Colette
Chère maman,
Quand cette lettre te parviendra, je ne serai plus de ce monde.
Notre capitaine nous a appris sans ménagement au milieu des bruits des canons et des plaintes des blessés que le courrier serait porté à nos familles avec l’annonce officielle de notre mort. Ne pleure pas, je resterai toujours dans ton cœur et toi dans le mien.
J’ai voulu m’engager un peu par bravade pour te prouver ainsi qu’à Marie mon courage et aussi pour la France.
Nous pensions naïvement que cette guerre serait courte et que l’ennemi allait en découdre.
J’espérai revenir au pays comme Ulysse plein d’usage et de raison, retrouver ma famille, Marie, mes amis, mes habitudes et reprendre mes études où je les avais laissées et devenir le médecin de campagne que je désirais être.
Je n’ai plus ni le courage ni le temps d’écrire à Marie, nous avions fait de merveilleux projets et mon cœur est si triste. Explique lui bien, que mes pensées avant cette dernière bataille auront été pour elle, pour toi, pour tous ceux que j’aime.
J’ai encore tant de choses importantes ou enfantines à vous dire mais le canon gronde, je dois me présenter à mon bataillon.
Je n’ai plus qu’un vœu à formuler : que cette guerre si destructrice soit la dernière.
Micheline
Ma femme,
Nous sommes là pour cueillir les marguerites de la victoire ! C’est ce qu’on nous a dit. Pour l’instant elle se fait attendre et je n’ai vu que du chiendent. Nous reculons, nous reculons. C’est plutôt le signe de la débâcle qui s’annonce. Mais assez parlé de moi. Comment sont les raisins cette année ? J’espère que les vendanges permettront une récolte abondante et que le vin sera bon. Nous en aurons besoin pour fêter la victoire. Enfin, si elle arrive !!! Ta voix me manque, ton regard me manque, ton sourire me manque mais malgré cela je ne voudrais pas t’avoir près de moi, le lieu n’est pas sûr. Et puis si la victoire est proche je te serrerai dans mes bras très bientôt.
Je t’embrasse, ma femme.
Alain
C’est l’enfer autour de nous. Nous avons beau chercher un refuge, tout n’est qu’éclatement, bruits, poussière et cris.
Je veux malgré tout essayer de me mettre à l’écart pour imaginer être à tes côtés, aspirant à la douceur de ton regard et aux caresses de tes mains sur mon visage Sali par la boue des tranchées. Seul l’espoir d’échapper à cet horrible massacre pour te rejoindre me permet de garder un souffle de vie. Sans cette espérance que resterait – il de nous ? Seulement l’idée de se laisser détruire pour en finir avec ces horreurs.
Pour toi, je dépasserai mes limites pour de nouveau te serrer dans mes bras.
Colette
Chère maman,
Quand cette lettre te parviendra, je ne serai plus de ce monde.
Notre capitaine nous a appris sans ménagement au milieu des bruits des canons et des plaintes des blessés que le courrier serait porté à nos familles avec l’annonce officielle de notre mort. Ne pleure pas, je resterai toujours dans ton cœur et toi dans le mien.
J’ai voulu m’engager un peu par bravade pour te prouver ainsi qu’à Marie mon courage et aussi pour la France.
Nous pensions naïvement que cette guerre serait courte et que l’ennemi allait en découdre.
J’espérai revenir au pays comme Ulysse plein d’usage et de raison, retrouver ma famille, Marie, mes amis, mes habitudes et reprendre mes études où je les avais laissées et devenir le médecin de campagne que je désirais être.
Je n’ai plus ni le courage ni le temps d’écrire à Marie, nous avions fait de merveilleux projets et mon cœur est si triste. Explique lui bien, que mes pensées avant cette dernière bataille auront été pour elle, pour toi, pour tous ceux que j’aime.
J’ai encore tant de choses importantes ou enfantines à vous dire mais le canon gronde, je dois me présenter à mon bataillon.
Je n’ai plus qu’un vœu à formuler : que cette guerre si destructrice soit la dernière.
Micheline
Ma femme,
Nous sommes là pour cueillir les marguerites de la victoire ! C’est ce qu’on nous a dit. Pour l’instant elle se fait attendre et je n’ai vu que du chiendent. Nous reculons, nous reculons. C’est plutôt le signe de la débâcle qui s’annonce. Mais assez parlé de moi. Comment sont les raisins cette année ? J’espère que les vendanges permettront une récolte abondante et que le vin sera bon. Nous en aurons besoin pour fêter la victoire. Enfin, si elle arrive !!! Ta voix me manque, ton regard me manque, ton sourire me manque mais malgré cela je ne voudrais pas t’avoir près de moi, le lieu n’est pas sûr. Et puis si la victoire est proche je te serrerai dans mes bras très bientôt.
Je t’embrasse, ma femme.
Alain
jeudi 7 octobre 2010
La presse
A l’heure où de nombreux hôpitaux ferment leurs portes, une résidence de luxe va remplacer l’ancien hôpital Richaud de Versailles.
Qui pourra accéder à ce genre d’habitations à 8500€ le M2, sans parking, des hauteurs de plafond de 5 mètres ?
Peut être quelques médecins renommés et nantis !
Qui pourrait un jour décider d’acquérir certains de ces appartements qui dépassent parfois 230 M2 pour aménager plusieurs chambres destinées à quelques amis malades et fortunés ce qui pourrait leur permettre de rentrer un peu dans leurs frais ?
Avec 5 mètres de hauteur de plafond, ils pourraient même doubler leur rapport en y mettant des lits superposés. Cela leur permettrait aussi de ne pas perdre la main tout en pensant encore qu’ils font partie des diafoirus de la cour du Roi Soleil.
L’architecte a même pensé offrir aux nouveaux occupants de cette résidence, un jardin intérieur ouvert au public, un mini Palais Royal, dit-il (attention à ce que cela ne devienne pas la cour des miracles) car il faudra bien que ceux qui auront perdu leur vieil hôpital se fassent soigner ailleurs !
Est-ce une ruse de la Sécurité Sociale ? Et pourtant il y a 3000 demandes de
renseignements. Sûrement pas celles des anciens patients de l’hôpital Richaud !
Colette
Qui pourra accéder à ce genre d’habitations à 8500€ le M2, sans parking, des hauteurs de plafond de 5 mètres ?
Peut être quelques médecins renommés et nantis !
Qui pourrait un jour décider d’acquérir certains de ces appartements qui dépassent parfois 230 M2 pour aménager plusieurs chambres destinées à quelques amis malades et fortunés ce qui pourrait leur permettre de rentrer un peu dans leurs frais ?
Avec 5 mètres de hauteur de plafond, ils pourraient même doubler leur rapport en y mettant des lits superposés. Cela leur permettrait aussi de ne pas perdre la main tout en pensant encore qu’ils font partie des diafoirus de la cour du Roi Soleil.
L’architecte a même pensé offrir aux nouveaux occupants de cette résidence, un jardin intérieur ouvert au public, un mini Palais Royal, dit-il (attention à ce que cela ne devienne pas la cour des miracles) car il faudra bien que ceux qui auront perdu leur vieil hôpital se fassent soigner ailleurs !
Est-ce une ruse de la Sécurité Sociale ? Et pourtant il y a 3000 demandes de
renseignements. Sûrement pas celles des anciens patients de l’hôpital Richaud !
Colette
jeudi 23 septembre 2010
La première fois
La première fois .....
que je suis devenue grand'mère est un souvenir inoubliable ! Ma fille était partie aux Etats Unis pour des raisons professionnelles de son mari. Elle attendait un bébé, son premier enfant. Quand elle nous a téléphoné du New Jersey pour nous dire qu'elle était dans la salle de travail à la clinique, mon mari et moi sommes restés suspendus au téléphone, heureux mais inquiets.
A une heure du matin (en France) mon mari est allé se coucher tandis que je suis restée à attendre avec une bonne réserve de chocolats près de moi. A trois heures, la sonnerie du téléphone retentit. Ma fille, la voix toute tremblotante m'annonce : maman
c'est un garçon, il pèse 4 kgs et mesure 53 cm ! Je questionne :
comment l'appelez vous ? ........ Matthias ! je suis doublement touchée et si heureuse, le prénom de mon père parti trop tôt !
Renée
La première fois que j’ai trébuché
Je suis tombée (ça faisait mal)
La deuxième fois que je me suis pris les pieds
J’ai essayé de me rattraper
Mais j’ai échoué (ça m’embêtait)
La troisième fois que j’ai perdu pied
J’ai su comment me débrouiller
Et je me suis félicitée !
Martha
La première fois que j’ai foulé le sol français, après 27 ans sur le continent africain, j’étais remplie d’espoir et de merveilleux projets. J’allais me marier le 2 décembre1969, 2 mois après et je venais d’intégrer les Assurances Générales de France pour commencer une activité professionnelle que j’avais choisie.
J’aspirai à écouter tomber la pluie, courir dans l’herbe fraîche, m’étendre prés d’un beau feu de cheminée.
J’abandonnais en fait l’insouciance d’une vie au bord d’immenses plages, le farniente sous un chaud soleil et un ciel uniformément bleu, la chaleur amicale des repas constamment partagés, les sports au grand air…pour finalement prendre un métro bondé et enfumé, côtoyer des parisiens que je trouvais tristes, des collègues de bureau qui comprenaient mal ma joie de vivre et sans aucun doute mon exubérance. Rendez –vous compte le chemin que j’ai du parcourir pour devenir une française… de France.
Micheline
La première fois, c’est bien trop vague, car il y a mille première fois ;
La première fois que l’on ouvre les yeux, la première fois que l’on distingue un sourire de maman.
La première fois que l’on se sert d’une cuillère, celle de l’entrée à l’école.
Une des plus grandes premières fois : le premier amour ! La première fois que l’on donne la vie. La première fois qu’une grande souffrance vous éprouve !
Il y aura toujours une première fois, jusqu’au dernier soupir car ce sera aussi la première fois qu’il faudra dire adieu au monde.
Une première fois c’est toujours difficile car on ne sait jamais ce qui viendra après.
On est si ignorant, on ce sent si fragile. On a surtout très peur d’être dans l’insuccès.
Colette
que je suis devenue grand'mère est un souvenir inoubliable ! Ma fille était partie aux Etats Unis pour des raisons professionnelles de son mari. Elle attendait un bébé, son premier enfant. Quand elle nous a téléphoné du New Jersey pour nous dire qu'elle était dans la salle de travail à la clinique, mon mari et moi sommes restés suspendus au téléphone, heureux mais inquiets.
A une heure du matin (en France) mon mari est allé se coucher tandis que je suis restée à attendre avec une bonne réserve de chocolats près de moi. A trois heures, la sonnerie du téléphone retentit. Ma fille, la voix toute tremblotante m'annonce : maman
c'est un garçon, il pèse 4 kgs et mesure 53 cm ! Je questionne :
comment l'appelez vous ? ........ Matthias ! je suis doublement touchée et si heureuse, le prénom de mon père parti trop tôt !
Renée
La première fois que j’ai trébuché
Je suis tombée (ça faisait mal)
La deuxième fois que je me suis pris les pieds
J’ai essayé de me rattraper
Mais j’ai échoué (ça m’embêtait)
La troisième fois que j’ai perdu pied
J’ai su comment me débrouiller
Et je me suis félicitée !
Martha
La première fois que j’ai foulé le sol français, après 27 ans sur le continent africain, j’étais remplie d’espoir et de merveilleux projets. J’allais me marier le 2 décembre1969, 2 mois après et je venais d’intégrer les Assurances Générales de France pour commencer une activité professionnelle que j’avais choisie.
J’aspirai à écouter tomber la pluie, courir dans l’herbe fraîche, m’étendre prés d’un beau feu de cheminée.
J’abandonnais en fait l’insouciance d’une vie au bord d’immenses plages, le farniente sous un chaud soleil et un ciel uniformément bleu, la chaleur amicale des repas constamment partagés, les sports au grand air…pour finalement prendre un métro bondé et enfumé, côtoyer des parisiens que je trouvais tristes, des collègues de bureau qui comprenaient mal ma joie de vivre et sans aucun doute mon exubérance. Rendez –vous compte le chemin que j’ai du parcourir pour devenir une française… de France.
Micheline
La première fois, c’est bien trop vague, car il y a mille première fois ;
La première fois que l’on ouvre les yeux, la première fois que l’on distingue un sourire de maman.
La première fois que l’on se sert d’une cuillère, celle de l’entrée à l’école.
Une des plus grandes premières fois : le premier amour ! La première fois que l’on donne la vie. La première fois qu’une grande souffrance vous éprouve !
Il y aura toujours une première fois, jusqu’au dernier soupir car ce sera aussi la première fois qu’il faudra dire adieu au monde.
Une première fois c’est toujours difficile car on ne sait jamais ce qui viendra après.
On est si ignorant, on ce sent si fragile. On a surtout très peur d’être dans l’insuccès.
Colette
Présentation
Je m'appelle Renée, je suis à Saint-Rémy depuis bientôt quatre ans. Je suis venue vous rencontrer pour échanger des idées au moyen de mots. Quarante ans de vie professionnelle dans les chiffres, j'ai beaucoup aimé , mais s'exprimer par des mots et apprendre à mieux les maîtriser, je sens que cela va me passionner, d'autant plus que ce sera sans contrainte!
J'ai d'autres activités en solitaire ou en famille : la lecture, la musique, la généalogie, le tricot, des associations etc...
Renée
J'ai d'autres activités en solitaire ou en famille : la lecture, la musique, la généalogie, le tricot, des associations etc...
Renée
mercredi 22 septembre 2010
Calendrier des rencontres
Présentation le jeudi 23 septembre 2010.
Jeudi 7 octobre 2010
Jeudi 21 octobre 2010
Jeudi 4 novembre 2010
Jeudi 18 novembre 2010
Jeudi 2 décembre 2010
Jeudi 16 décembre 2010
Jeudi 6 janvier 2011
Jeudi 20 janvier 2011
Jeudi 3 février 2011
Jeudi 10 février 2011
Jeudi 3 mars 2011
Jeudi 17 mars 2011
Jeudi 7 avril 2011
Jeudi 28 avril 2011
Jeudi 12 mai 2011
Jeudi 26 mai 2011
Jeudi 9 juin 2011
Jeudi 23 juin 2011
Jeudi 7 octobre 2010
Jeudi 21 octobre 2010
Jeudi 4 novembre 2010
Jeudi 18 novembre 2010
Jeudi 2 décembre 2010
Jeudi 16 décembre 2010
Jeudi 6 janvier 2011
Jeudi 20 janvier 2011
Jeudi 3 février 2011
Jeudi 10 février 2011
Jeudi 3 mars 2011
Jeudi 17 mars 2011
Jeudi 7 avril 2011
Jeudi 28 avril 2011
Jeudi 12 mai 2011
Jeudi 26 mai 2011
Jeudi 9 juin 2011
Jeudi 23 juin 2011
mardi 21 septembre 2010
L'atelier, présentation
L'atelier d'écriture pour les séniors, Rencontre autour des mots, proposé par le C.C.A.S. de Saint-Rémy Les Chevreuse et animé par Georges GRARD et Jean-Pierre BIANCHI a pour vocation de révéler et stimuler la créativité de chacun dans le partage et la convivialité.
Il a lieu deux fois par mois, à l'Espace jean Racine, le jeudi après-midi, de 14h00 à 15h30.
Les prochaines séances, en février, auront lieu les jeudi 3 et 10 février.
Il a lieu deux fois par mois, à l'Espace jean Racine, le jeudi après-midi, de 14h00 à 15h30.
Les prochaines séances, en février, auront lieu les jeudi 3 et 10 février.
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