jeudi 3 mars 2011

Signes et coïncidences

Auparavant, je ne croyais pas trop aux signes. j'avais tendance à penser que les évènements étaient le résultat d'une conjonction entre les volontés des hommes et les hasards fortuits de l'existence. Pourquoi telle ou telle carte sortait-elle à ce moment-là ? C'était un simple calcul de probabilités, pensais-je, sur le total des possibilités. Le hasard, simplement le hasard. Mais, aujourd'hui, en avançant en âge et en expérience, et aussi depuis la mort de ma mère, j'ai le sentiment que derrière ce qui ressemble à des hasards et des coïncidences, on peut discerner une architecture, une organisation, une volonté qui nous transcende largement. C'est une conviction vertigineuse qui bouscule bien des idées reçues et un certain formatage apporté par l'éducation et les études dans cette société toute dédiée aux lois mathématiques et au rationalisme...
Avec Georges, on s'étonnait sans cesse de tous les points communs que recelaient nos vies respectives. Jusqu'aux plus petits détails qui nous paraissaient troublants. Le jour où il m'a dit que sa mère allait mourir, j'étais loin de penser que la mienne allait mourir juste avant la sienne.
Je suis persuadé que ce parallélisme troublant entre nos deux existences est un signe à interpréter...


Jean-Pierre


Sur la trajectoire de notre vie, nous sommes tous alertés de temps à autre, par des signes ou par ce qu’on peut appeler des coïncidences. Il s’agit en général de phénomènes annonciateurs d’une rupture, d’un changement dans notre vie. Cela prend la forme d’une rencontre, d’une idée prise dans un livre, ou d’une intuition qui vient nous titiller. Doit-on y répondre ? Et si oui comment ? Le choix n’est pas facile car notre vie peut en être bouleversée. Avec le recul du temps je me suis aperçu qu’il fallait répondre positivement à cette vie nouvelle qui nous appelle, même si cela n’est pas facile. On quitte une vie que l’on connait pour une autre qu’il nous faudra apprendre. A l’angoisse de l’arrachement se greffe l’inquiétude de la nouveauté. Pourtant, avec le temps, on s’aperçoit que rien n’est plus merveilleux que la liberté des nouvelles découvertes, des commencements.

Alain

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