mercredi 16 mars 2011

La musique

Pieds nus et soleil chaud
De Stacey Kent à Nougaro
Larmes et cris
De Verdi à Rossini
Pensées et combats
De Jacques Brel à Jean Ferrat
Voilà la musique que j'aime
Libre, changeante et éternelle…

Anne


Il y a des mots qui créent de la musique dans mes oreilles :
Il y a le mot liberté, il y a le mot s’évader
Il y a le mot beauté, il y a le mot égalité
Sans oublier la tolérance et la danse
Le swing et la romance
Mais le mot qui joue toute une symphonie
C’est l’amour, dit par un amant
Ou bien par une amie

Martha


Très jeune, j’ai compris que ma mère n’appréhendait pas les sons et les mots comme les autres personnes mais nul ne paraissait s’en apercevoir. Elle était malentendante depuis ses 16 ans. A cette époque les appareils auditifs n’existaient pas. Avec courage, elle avait instauré ses propres codes et suivait les conversations aux mouvements des lèvres. Elle était prise parfois de fou-rire en écoutant les gens discuter dans les lieux publics…
Avec le recul des années je me suis rendue compte combien cela avait du être dur pour elle de n’avoir jamais entendu le son de ma voix ni plus jamais la musique des mots.

Micheline

Lorsqu’un matin, j’ai ouvert mon poste de radio, il s’agissait d’une rétrospective de la carrière de Bourvil, et tout à coup, j’entendis une chanson qui s’appelait : « Salade de fruits ».
C’était une vraie rengaine à la période de mes fiançailles et les paroles convenaient absolument à ce que nous aimions entendre : « Tu plais à mon père, tu plais à ma mère ».Nous avons beaucoup dansé sur cet air.
Depuis cela se serait plutôt transformé en « ne me quitte pas.

Colette


Lorsque je rentrais dans l’église, j’entendis l’Adagio d’Albinoni et cela me replongea quarante ans plus tôt, dans une autre église où l’on enterrait ma meilleure amie âgée de 18 ans. Elle partait sans presque de raison, si ce n’est une petite malformation cardiaque non détectée, laissant des parents anéantis par la perte de leur seule enfant, laissant également son amie, bouleversée d’avoir ressentie à l’heure de sa mort, une sensation terrible, irrationnelle, glaçante ! A plusieurs dizaines de kilomètres d’elle, au moment de sa mort, j’avais creusé sa tombe, alors que je m’appliquais à faire un petit espace potager. L’image m’avait sauté au visage !

Michèle

La musique pour moi,
C'est le battement de mon cœur,
Le refuge de mes peurs,
Le souvenir des absents…

C'est le craquement de feuilles dans la forêt,
Le vent qui souffle dans les marais,
Le vol des oiseaux, les vagues se fracassant contre les falaises…

Et tous ces bruits se transforment
En un magnifique orchestre
Qui nous aide à vivre
Des jours tout en harmonie…


Anne

Un soir en sortant de mon bureau, j’entendis un son léger, d’une douceur infinie, un son inconnu. Comme venu de nulle part. En me dirigeant vers la place de l’Opéra, le son devint plus fort. Et bientôt sur cette place, près d’une grande boutique, je vis un homme avec un drôle d’instrument. Il frottait un archet sur la tranche d’une plaque de fer bizarre d’environ soixante centimètres et dont la coupe s’apparentait à celle d’une égoïne. Avec son autre main il courbait plus ou moins la scie afin de lui arracher ces sons variés qui m’enchantaient. C’était vous l’avez deviné une scie musicale. Je n’ai jamais revu cet homme et son instrument. Mais je pense à lui chaque fois que je passe à l’Opéra en espérant qu’un jour peut être, un autre musicien jouerait de ce drôle d’instrument, pour bercer nos oreilles et faire chavirer nos âmes.

Alain

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